La "Zup" des Minguettes est constituée d'une quarantaine de tours de 10.000 logements construits dans les années 65, accueillant une population de 35.000 personnes, dont 20 à 30% issue de l'immigration.
En l'espace de trois mois, les incendies de voitures se succèdent et atteignent le nombre de 180 fin septembre.
Parallèlement, les jeunes s'en prennent ouvertement, avec l'aide d'une partie de la population plus âgée, aux forces de police venues rétablir l'ordre.
Tout d'abord désorientés par l'ampleur du phénomène, les policiers mettent en place, fin août, des barrages systématiques aux abords des tours.
L'été suivant, le ministre de l'Intérieur, Gaston Deferre, institue les opérations "anti été-chaud", associant policiers et jeunes dans des actions communes.
En août 1983, le président de la République, François Mitterrand, effectue une visite surprise aux Minguettes. A la fin de l'année est créée la mission "Banlieues 89" pour la réhabilitation des banlieues.
Les événements de 1981 dans la cité des Minguettes à Vénissieux, toujours dans la banlieue lyonnaise, connaissent la première couverture médiatique de grande ampleur. Gaston Defferre, alors ministre de l'intérieur, préconise une réponse policière ferme.
En mars 1983, aux Minguettes, de nouveaux affrontements ont lieu avec la police.